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Zoom sur… Le second œuvre : une étape clé qui donne vie aux stations de la ligne C

Après les travaux de génie civil, souvent spectaculaires mais peu visibles une fois achevés, une nouvelle phase s’engage sur le chantier de la ligne C du métro de Toulouse : le second œuvre. Cette étape marque la transformation progressive d’une structure brute en un espace fonctionnel, sûr et agréable pour les voyageurs.

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Qu’est-ce que le second œuvre ? 


Concrètement, il s’agit de tous les aménagements qui permettent de rendre une station de métro utilisable au quotidien.
Dans les stations de la ligne C, cette phase mobilise une grande diversité de savoir-faire. Elle concerne à la fois les équipements visibles par les voyageurs – escaliers mécaniques, ascenseurs, sols, murs, mobiliers – et les installations invisibles mais indispensables, comme les réseaux électriques, les systèmes de ventilation ou encore les dispositifs de sécurité.
Le second œuvre est déterminant car il donne sa fonctionnalité et son identité à chaque station. 
 

Il permet d’assurer trois grandes missions. 


D’abord, garantir la circulation et l’accessibilité pour tous. Les stations sont équipées d’escaliers, d’ascenseurs et d’escalators afin de faciliter les déplacements, y compris pour les personnes à mobilité réduite. Les aménagements intègrent également des repères visuels et tactiles pour accompagner tous les profils d’usagers.

📢Les ascenseurs ont été agrandis pour pouvoir accueillir plus de voyageurs mais aussi les poussettes, les vélos pliants et pliés ou les fauteuils roulants. Dans chaque station, il y aura deux ascenseurs afin de limiter les indisponibilités.

La signalétique des stations est conçue pour être compréhensible par tous, y compris les personnes ne parlant pas français. Les pictogrammes (déjà présents sur les lignes A et B) et les codes couleurs faciliteront ainsi l’orientation des voyageurs, qu’ils soient habitants, touristes ou usagers occasionnels.
L’organisation des espaces vise à assurer une compréhension immédiate des parcours, depuis les accès jusqu’aux quais.

La conception des stations de la ligne C s’est fortement appuyée sur le travail avec la CARUT (Commission d’Accessibilité du Réseau Urbain). Cette instance, qui réunit associations et experts de l’accessibilité, a été associée aux réflexions pour tester, ajuster et améliorer les aménagements.  

Ensuite, assurer le confort et la qualité du parcours voyageurs. 
Le second œuvre intègre l’ensemble des équipements indispensables au bon fonctionnement des stations. 
Les systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation permettent de maintenir une température agréable et une qualité d’air adaptée en toute saison. Parallèlement, les installations de plomberie assurent la gestion des eaux dans la station.
Les stations sont pensées comme de grands espaces ouverts, lumineux et lisibles, où chaque détail – du sol au plafond – contribue à une expérience de voyage grâce aux choix de matériaux et de couleurs adapés. 
Les matériaux sélectionnés répondent à des exigences élevées de durabilité et d’entretien : sols antidérapants, parois lumineuses et revêtements résistants à une fréquentation importante.

📢L’éclairage des stations évoluera selon la luminosité extérieure afin de respecter le rythme biologique des voyageurs. Des lumières plus chaudes en soirée et une lumière naturelle en journée contribueront à créer une ambiance accueillante et agréable.

Découvrez les futures stations de la ligne C !

thermomètre de la ligne C


Enfin, garantir la sécurité et la fiabilité du réseau.
La sécurité des voyageurs et des personnels constitue une priorité. Les stations sont équipées de dispositifs de sécurité incendie permettant la détection rapide des incidents et le déclenchement des mesures appropriées, notamment en matière d’alerte et d’évacuation.
Les réseaux électriques jouent également un rôle central. Les courants forts alimentent les équipements essentiels tels que l’éclairage ou les escaliers mécaniques, tandis que les courants faibles assurent les fonctions de communication, d’information voyageurs et de supervision du réseau.
Ces équipements sont complétés par des systèmes de vidéo protection et d’appel d’urgence, garantissant un haut niveau de sûreté pour les voyageurs comme pour les personnels d’exploitation.
Bien que souvent invisibles, ces équipements constituent le socle du bon fonctionnement quotidien du métro.

Une matériauthèque dédiée
La matériauthèque mise en place dans le cadre du projet de la future ligne C du métro constitue un dispositif expérimental central dans la phase de conception des stations. Il s’agit d’un espace de simulation à échelle réelle où les équipes de Tisséo testent et évaluent les matériaux destinés à l’aménagement des quais et du parcours des voyageurs. Concrètement, on y expérimente différents revêtements de sol, habillages muraux, plafonds ou dispositifs d’éclairage afin de valider leurs performances techniques, esthétiques et fonctionnelles avant leur déploiement sur l’ensemble de la ligne. Cette démarche permet notamment d’intégrer les enjeux d’accessibilité universelle, en associant des usagers et des associations de personnes en situation de handicap pour vérifier la lisibilité des espaces, les contrastes visuels ou encore la sécurité des circulations. La matériauthèque joue ainsi un rôle clé dans la sélection de solutions adaptées aux futurs usages, tout en permettant de projeter concrètement l’ambiance et l’identité architecturale des stations, chacune étant appelée à développer une signature visuelle propre.

 

Des œuvres d’art dans chaque station


Dans le prolongement de son ambition architecturale, la ligne C intègre une dimension artistique forte, avec la présence d’une œuvre d’art dans chaque station. Tisséo Collectivités a ainsi retenu vingt et un projets artistiques, issus d’un appel à candidatures ayant mobilisé près d’une centaine d’artistes. Cette programmation, dotée d’un budget de 4 millions d’euros, fait la part belle à la diversité des profils, avec notamment une représentation significative d’artistes féminines et de créateurs ancrés en région Occitanie. Les œuvres, conçues en lien avec l’architecture des stations, viendront enrichir l’expérience des voyageurs en instaurant un dialogue entre art contemporain et espace public. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des lignes existantes du métro toulousain, où l’intégration d’œuvres contribue déjà à l’identité et à l’attractivité du réseau.

Depuis la ligne A en 1993, Tisséo Collectivités intègre l’art contemporain au sein de son réseau. Aujourd’hui, 48 œuvres jalonnent les stations de métro et le parcours du tramway, créant un fil sensible tout au long du trajet des voyageurs. Ce patrimoine artistique, riche et varié, contribue pleinement à l’identité du réseau et à la qualité de l’expérience usager. Il fait l’objet d’un suivi attentif, avec des actions de restauration engagées depuis 2015 et des renouvellements d’œuvres lors des évolutions du réseau.


Un chantier innovant


Le second œuvre de la ligne C intègre également des démarches innovantes, notamment en matière de transition environnementale et d’économie circulaire. Le projet prévoit le recours au réemploi de matériaux issus d’autres chantiers. 
Plus de 1 000 m² de faux plafonds issus d’un autre chantier ont été identifiés pour être réemployés sur le projet, sur un besoin total de 1 200 m². 
Par ailleurs, les matériaux déposés lors des travaux, tels que les pierres, les gravats ou certains éléments métalliques, sont considérés comme des ressources pouvant être valorisées, soit pour les besoins du projet, soit dans d’autres opérations. 
Cette approche vise à limiter la consommation de matières premières, à réduire les déchets et à inscrire durablement la réalisation de la ligne C dans une logique de gestion responsable des ressources.

La ligne C du métro de Toulouse est la 1ère ligne de métro certifiée HQE (Haute Qualité Environnementale) infrastructure durable. En l’occurrence, cette certification garantit que la ligne de métro respecte des standards élevés d’éco-conception et d’exploitation.
 

Chiffres clés


5 stations seront connectées au réseau ferroviaire à Colomiers Gare, La Vache - Le Grand Marché, Matabiau Gare, Montaudran Gare et Labège Gare facilitant les déplacements à l’échelle de l’agglomération.


5 stations seront en connexion avec les lignes A, B et le tram pour faciliter les déplacements sur le réseau.

  • 3 connexions à la Ligne B (François Verdier, La Vache - Le Grand Marché et Labège Madron),
  • 1 connexion à la Ligne A (Matabiau Gare)
  • 1 nouvelle station de tramway à « Blagnac » pour rejoindre l’aéroport avec la Ligne Aéroport et connecter le tramway T1.


Avec le second œuvre, le chantier entre dans une phase décisive, celle où les stations prennent forme et deviennent progressivement des lieux de vie. Derrière chaque équipement installé et chaque matériau posé, c’est toute l’expérience future des voyageurs qui se construit.
À mesure que le second œuvre s’achève, le projet entre dans sa phase finale, consacrée aux essais et à la mise en service. 


Cette dernière étape, permettra de tester l’ensemble des équipements en conditions réelles afin de garantir un fonctionnement optimal et une sécurité maximale pour les voyageurs. Une fois ces vérifications validées, les installations seront confiées à Tisséo Voyageurs, qui réalisera une marche à blanc pour former ses équipes et éprouver le système sans passagers. Lorsque toutes les conditions seront réunies, la ligne C pourra alors être ouverte au public, marquant l’aboutissement d’un projet structurant pour le territoire.